Contraception : les nouvelles méthodes
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Si le stérilet et la pilule sont les moyens contraceptifs les plus répandus depuis une trentaine d’années, d’autres méthodes, hormonales, sont désormais disponibles. Elles ne sont pas toutes remboursées par la Sécurité Sociale . Mais la MFA propose en fonction de votre garantie, un forfait contraception. Renseignez vous auprès de nos conseillers(ères) mutualistes.
L’implant
Qu’est-ce que c’est ?
L’implant contraceptif se présente comme un bâtonnet souple que le médecin insère sous la peau (face interne du bras gauche pour les droitières, du bras droit pour les gauchères).
Comment ça marche ?
Son principe repose sur la libération d’un progestatif qui bloque l’ovulation. Pendant ce temps, l’organisme continue à sécréter naturellement des œstrogènes. Présenté sous la forme d’un applicateur stérile jetable, il permet une pose rapide sous anesthésie locale. Le retrait se fait aussi sous anesthésie locale et nécessite une incision sous-cutanée de 2 mm.
L’implant, qui évite la prise quotidienne de la pilule – et surtout son oubli ! – convient aux femmes (les fumeuses, par exemple) pour lesquelles les œstrogènes de synthèse sont contre-indiqués.
Quels effets secondaires ?
Les effets secondaires sont rares, mais, chez une femme sur deux environ, le cycle peut être perturbé. Des saignements peuvent aussi survenir en dehors de la période des règles.
Quelle efficacité ?
Pendant trois ans, l’implant assure une efficacité maximale (de l’ordre de 99,9 %).
Est-il remboursé ?
L’implant, dont le prix avoisine les 140 euros, est remboursé à 65 % par la Sécurité sociale.
Le patch (ou timbre)
Qu’est-ce que c’est ?
Après la vogue des patchs pour arrêter de fumer, voici le patch contraceptif. Discret (4,5 cm2), il se colle sur le bas du ventre ou sur les fesses.
Comment ça marche ?
Fonctionnant sur le même principe que la pilule, le patch délivre pendant une semaine, à travers la peau, une combinaison d’hormones. On le change le même jour de la semaine pendant trois semaines et la quatrième semaine, on ne doit plus en mettre.
Qui concerne-t-il ?
Ses contre-indications sont les mêmes que pour la pilule : il est déconseillé aux fumeuses, aux femmes cardiaques, à celles qui souffrent d’hypertension ou qui présentent des antécédents de thrombose veineuse.
Quels effets secondaires ?
En évitant les hausses et les baisses du taux d’hormones, liées à la pilule, le patch n’entraînerait pas de nausées. Comme ils ne passent pas par le foie, les composés actifs n’ont pas d’influence sur les concentrations des lipides et des protéines de la coagulation dans le sang, d’où une meilleure tolérance métabolique.
Certaines utilisatrices du patch ont signalé quelques problèmes d’irritation de la peau à l’endroit où il avait été appliqué, une sensation pénible au niveau des seins ou des règles douloureuses. Des troubles qui tendraient à s’estomper dès le troisième cycle.
Quelle efficacité ?
Les oublis seraient beaucoup moins fréquents qu’avec la pilule.
Est-il remboursé ?
Non : il faut compter aux alentours de 15 euros la boîte de trois patchs.
L’anneau
Qu’est-ce que c’est ?
Un anneau souple que la femme place elle-même au fond du vagin, comme un tampon hygiénique, le premier jour des règles.
Comment ça marche ?
Une fois en place, l’anneau libère peu à peu un œstrogène et un progestatif. Les hormones sont absorbées à travers la muqueuse vaginale, bloquant l’ovulation.
Au bout de trois semaines, on retire l’anneau et les règles reviennent. On le remplace par un nouvel anneau une semaine plus tard.
Qui concerne-t-il ? Quelle efficacité ?
Les femmes qui prennent généralement la pilule. Mais avec des avantages : l’anneau évite les oublis de pilule pour une efficacité largement équivalente, tout en délivrant les hormones à une dose moindre et de manière plus régulière que la contraception orale.
Quelles difficultés ?
Certains partenaires peuvent sentir sa présence lors des rapports sexuels, mais ils s’en disent rarement gênés.
Est-il remboursé ?
Non. Le prix (15 euros) de ce dispositif peut être dissuasif.
Patchs et anneaux contraceptifs sont très appréciés dans les pays (comme la Belgique) où ils sont largement diffusés. Mais le fait qu’ils ne soient pas remboursés n’encourage pas les jeunes femmes à avoir recours à cette méthode. Dommage lorsque l’on sait que c’est dans cette tranche d’âge qu’un quart des interruptions volontaires de grossesse sont dues à des accidents de pilule.
La contraception d’urgence : la « pilule du lendemain »
Progestatif à prendre le plus rapidement possible (dans les 72 heures) après un rapport sexuel non protégé, la « pilule du lendemain » est désormais gratuite pour les mineures. Elle est en vente libre dans les pharmacies et peut être distribuée par les infirmières scolaires. Une mesure qui devrait faire diminuer le nombre de grossesses non désirées, et donc d’avortements, chez les adolescentes.
Contacts
- Mouvement français pour le planning familial : www.planning-familial.org
- Ecoute sexualité-contraception-avortement : N° Vert 0 800 803 803 ou 0 800 105 105
- Association française pour la contraception : www.contraceptions.org/accueil.htm

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